Club officiel de la race en France. Il est affilié à la Société Centrale Canine. Il gère l'élevage du Jack Russell Terrier et du Parson Russell Terrier.

Compte-rendu de la réunion du 26 octobre 2005

La Commission d’utilisation des terriers, teckels et chiens courants de l’Europe de l’est s’est réunie à la Société Centrale Canine le 26 octobre 2005 sous la présidence de M. René Depoux.

I - Calendrier

Le calendrier des épreuves de travail 2006 du Club du Jack Russell Terrier est approuvé.

II - Nouveau juge qualifié

M. Gérald Vottier est qualifié juge de travail au terrier naturel.

III - Arrêté du 21 janvier 2005 et proposition d’amendements

L’arrêté du 21 janvier 2005 du ministère de l’Écologie et du Développement durable fixe les conditions applicables à la « réalisation d’entraînements, de concours et d’épreuves de chiens de chasse ».

Pour les terriers (qui avaient été dans un premier temps « oubliés ») les entraînements, concours ou épreuves de chiens de chasse ne peuvent être autorisés que dans les conditions et périodes définis au paragraphe 4.

« 4. Pour les chiens terriers :
a) Pour le déterrage, pendant la période et les jours d’ouverture de la chasse du gibier considéré ;
b) Pour le broussaillage sur ongulés, lorsque aucun tir n’est effectué sur le gibier, le tir destiné à apprécier le comportement des chiens étant effectué à l’aide de munitions uniquement amorcées, toute l’année dans les enclos de chasse au sens de l’article L. 424-3 du code de l’environnement ;
c) Sur terrier artificiel, toute l’année dans les enclos de chasse au sens de l’article L. 424-3 du code de l’environnement. »

Ce paragraphe 4 reprend les propositions du Club, mais en introduisant une référence à l’article L. 424-3 du code de l’environnement. C’est cet article L. 424-3 qui pose problème !

L’article L. 424-3 du code de l’environnement définit l’enclos comme suit
« Pour qu’une propriété jouisse du privilège d’enclos, il faut :
1°) Qu’elle comporte une habitation (même si elle n’est pas occupée en permanence, la construction doit être destinée à l’habitation, une cabane, une maisonnette dépourvue de mobilier, un poste d’observation ne répondant pas aux critères de l’habitation).
2°) Que le terrain soit attenant à l’habitation (sans discontinuité). Il faut que le propriétaire puisse aller de son habitation dans l’enclos sans avoir à passer par un endroit public.
3°) Qu’il y ait une clôture complète (elle doit être continue, c’est-à-dire ne pas présenter de brèches ou de passages ; elle doit être permanente dans le temps ; elle doit faire obstacle à tout communication avec les héritages voisins et doit empêcher complètement le passage de l’homme et du gibier à poil). »

Cet article nous semble bien trop restrictif. Il pénalise nombre de nos installations et limite nos possibilités de concours. Le Club, représentant les autres terriers et teckels, souhaiterait le voir amender dans ce sens.

Proposition est donc faite :
Pour le point b) L’association pense qu’il est anormal de réserver le broussaillage sur ongulés aux seuls enclos visés par l’article L.424-3 du code de l’environnement. Elle suggère que cet entraînement puisse s’accomplir toute l’année dans des parcs à ongulés du type d’élevage du sanglier. En effet, la définition de l’enclos strictement entendu se révèle trop exigeante.
Pour le point c) Il en va de même pour la nécessité des épreuves sur terrier artificiel dans les mêmes enclos. Il serait préférable de viser les territoires privés enclos. Faut-il préciser que, dans le terrier artificiel, le renard est détenu ce qui rend superflue la tenue d’une telle épreuve dans un enclos défini de façon aussi rigoureuse qu’à l’article L.424-3 du code de l’environnement.

En résumé
– La Commission se félicite que le décret du 21 janvier 2005 légalise les épreuves et concours au terrier artificiel sur renard.
– La Commission espère que les démarches initiées par le Club du Jack Russell Terrier aboutissent.
– La Commission recommande aux organisateurs d’épreuves, qui le peuvent, de faire homologuer comme enclos leur site de terrier artificiel ou de parc à sanglier.
– En attendant, la Commission conseille de gérer nos épreuves comme précédemment.

IV- Collier de repérage sous terre

Pour ce qui concerne le collier de repérage sous terre, la Commission constate qu’il est légal, même si certains sont contre (Club du Fox-Terrier).

V- Avenants pour l'attribution du C.A.C.T. et juges habilités

La Commission accepte :
– la proposition du Club du Jack Russell Terrier, d’accorder le C.A.C.T. à 150 points, à partir de 2006 pour les épreuves au terrier naturel sur ragondin pour Jack et Parson Russell terriers ;
– le règlement du championnat : « Sera déclaré champion au terrier naturel sur ragondins, le chien ayant obtenu 2 C.A.C.T. sur ragondin plus 1 excellent au terrier artificiel sur renard et 1 T.B. en exposition dans une spéciale du club. Ces jugements se faisant sous trois juges différents. »

La liste des juges habilités à juger ces épreuves est la même que celle des autres épreuves au terrier naturel.