Club officiel de la race en France. Il est affilié à la Société Centrale Canine. Il gère l'élevage du Jack Russell Terrier et du Parson Russell Terrier.

Les outils du déterrage

Le déterrage d'un renard peut demander entre 5 minutes et 5 heures (et quelquefois plus). Il est donc indispensable et impératif de voir à sa disposition un minimum de matériel permettant de creuser dans des terrains variés allant de la terre meulée à des éboulis rocheux ou à la craie. Les photos ci-contre donnent une idée des outils nécessaires.

1. Les pelles sont variées et multiples allant de la bêche de jardinage, à la pelle creuse pour vider du charbonnier, en passant par les petites pelles anglaises à manche court aux fonctions variées mais très pratiques quand vous êtes au fond d'une tranchée de 2 mètres.

2. La pioche classique, elle sert surtout en terrain dur ou difficile. Elle n'est pas d'emploi commode au fond du trou. En revanche, la pioche-hache est très employée. Elle permet de couper les racines.

3. La « retellière » est le nom local donné à un outil fort utile, voire indispensable, en hommage à un vieux déterreur (René Letellier). Il s'agit d'une barre à mine solide de plus ou moins 1,80 m, munie à l'une de ses extrémités d'une lame en acier très aiguisée et coupante. Elle permet de tailler les berges du trou de déterrage et de couper facilement les racines.

4. Le faucard c'est une faucille solide emmanchée sur 1,50 m qui permet le nettoyage en surface de la garenne, pour « faire la place » aux déterreurs et évaluer le nombre de trous cachés sous la végétation dense des ronces.

5. Un grand sécateur sert à couper les branches basses gênantes et les racines.

6. Un petit rabot sert à nettoyer la galerie envahie par la terre éboulée lors de son ouverture.

7. Une fourche à cailloux est fort utile dans certains terrains difficiles, recourbée comme ici, elle sert à reboucher facilement les trous pratiqués par les déterreurs.

8. Une corde solide sert peu souvent. Elle est quelquefois indispensable pour mobiliser une grosse pierre ou un rocher au fond d'un trou difficile et étroit.

Bien d'autres outils font partie des habitudes de chacun. Citons des entonnoirs pour éviter que la terre ne s'effondre dans la galerie lors de son ouverture. Un vieux sac de jute peut être utile dans la même indication.

9. La pique est sûrement l'instrument le plus indispensable au déterreur. Simple, elle mesure de 1,50 à 1,80 m. Il s'agit d'une tige d'acier effilée et pointue munie à l'autre extrémité d'une « poignée » en T métallique. Elle permet la recherche de la galerie où le chien « donne » ses abois sous terre. Une fois retirée, le déterreur colle son oreille à terre au-dessus du trou fait par la pique et écoute la chasse. La pique peut être amèliorée par un tube dans lequel elle coulisse, qui est laissé en terre, pour servir de « stéthoscope » au déterreur.

10. Les pinces servent à saisir l'animal de chasse au fond de la galerie. L'étroitesse de la galerie oblige à une ouverture étroite des bras d'où cette démultiplication pour cette pince à encolure. À côté, plutôt pour le blaireau, la pince plate sert à saisir une patte.

11. Les chaînes sont indispensables pour coupler les chiens. Il faut en effet des chaînes et non des laisses qui seraient coupées très vite par le Jack Russell Terrier trépignant d'impatience en entendant la chasse sous terre.

12. Le collier émetteur et sa boîte de réception permettent de retrouver et de localiser sous terre un chien perdu. Très utilisé en Grande-Bretagne, son utilisation est contestée en France au nom de « l'éthique de chasse ». C'est une parfaite stupidité. Le chien peut être muni du collier et les déterreurs ne pas s'en servir si cela les choque. Par contre, cette pratique permet de retrouver un chien perdu ou inaudible sous terre du fait du vent, de la pluie ou de la configuration du terrain. Plus sérieusement, certains lui reprochent la possiblité de s'accrocher sous terre à une racine et d'handicaper le chien. Ceci peut arriver en effet. Mais dans ces conditions, le chien est vite retrouvé grâce à son collier… À mon sens, le collier-émetteur apporte une sécurité réconfortante aux propriétaires de chiens déterreurs. On ne l'utilise pas, mais on sait que l'on peut s'en servir dans l'urgence. Si vous aimez votre Jack Russell Terrier, utilisez cette sécurité sans honte, ni complexe. La bêtise consiste à ne pas l'utiliser pour des raisons primaires et obscures. Ceci étant dit, collier ou pas collier, devant une garenne manifestement habitée, un maître d'équipage responsable ne va pas toujours attaquer.